Vol au dessus des Alpes!
mercredi 22 septembre 2010
Un p'tit bonjour de Stockholm
Me voici à Stockholm pour un congrès. J'ai bien sûr pris quelques temps de plus dans le coin pour visiter un peu. Mes premières impressions sont excellentes! La ville est très belle et longe plusieurs plans d'eau. Il est facile de s'y promener et de s'y retrouver. J'ai profité de l'occasion pour manger des sushis! Mmiam, ça faisait beaucoup trop longtemps que je n'en avais pas mangé! J'ai la journée de demain pour visiter plus en détail. Je vous en reparle à mon retour!
Le mal des montagnes
J'ai fait l'expérience du mal des montagnes. Enfin je crois. Ça m'était arrivé une fois, quand j'étais au Ladakh, il y a plus de trois ans déjà. J'avais alors eu des nausées. Quelques Gravol et plusieurs heures de sommeil avaient bien arrangé les choses. Reste que seule l'acclimatation aide vraiment. Et une deuxième fois, dimanche dernier...
C'est qu'en fin de semaine, Vincent et moi avions en tête de faire le Mont Blanc de Cheilon qui culmine à 3870m (et qui n'a rien à voir avec l'autre Mont Blanc!). Son ascension est accessible, quoique son arête me stressait un peu! Mais c'est un beau projet et cette course alpine est notre premier petit projet pour Vincent et moi. Vincent a fait beaucoup de montagne étant plus jeune, mais moi, j'en suis encore à mes débuts!

Nous partons donc le samedi matin d'Arolla, à près de 2000m. Sous une légère pluie automnale. Heureusement, en montant en altitude, la pluie se transforme en neige! Au dire de Vincent, je me retrouvais tout à coup dans mon élément! Nous nous dirigeons vers la cabane des Dix, située à 2900m. La montée n'est pas si facile. Je suis super fatiguée et mes jambes sont lourdes. Une accumulation de fatigue et de stress j'imagine. Après un bon deux heures de marche, nous arrivons aux échelles du Pas de Chèvres. Nous devons descendre un bon 40m par ces échelles! Rien de difficile, mais c'est quand même un peu vertigineux!

Mais la descente signifie aussi de remonter pour arriver à la cabane. Alors que je nous croyais presque arrivés, il nous restait encore une bonne heure de marche. Avec une belle montée finale. Nous arrivons enfin à la cabane des Dix. Le gardien et sa femme sont très heureux de nous voir. Et pour cause, Vincent a travaillé à cette cabane il y a quelques années (il y a dix ans en fait, mais faut pas le dire trop fort... ça ne nous rajeunit pas!). C'est donc avec un verre de rouge à la main que nous prenons l'apéro!



Nous nous levons très tôt le dimanche matin. Je n'ai pas beaucoup plus d'énergie, même si j'ai très bien dormi (nous avions un petit dortoir pour nous tout seul! petit avantage d'être un ancien employé!). Vincent essaie de m'encourager, mais je reste quand même stressée. Je ne le sens pas bien cette ascension là! Après quelques minutes de marche, mes jambes sont déjà lourdes. Je continue à avancer, mais c'est pénible. Et il y a mon mal de tête qui ne fait qu'empirer... Nous réussissons à nous rendre au col, à environ 3200m, mais là ça ne va plus du tout. Je commence à avoir mal au coeur. Nous décidons de redescendre. C'est la meilleure décision, mais elle est très difficile à prendre. Ce n'est pas agréable de devoir rebrousser chemin et d'empêcher l'autre de pouvoir arriver au sommet. Parce que c'est aussi ça la réalité de la montagne. On y va à deux, ou on n'y va pas du tout! Mais bon, c'était la meilleure décision à prendre. De retour à la cabane, j'ai dormi une bonne heure. À mon réveil, j'allais beaucoup mieux. Le gardien m'a confirmé que j'ai fort probablement eu le mal des montagnes. Peu importe si on est déjà monté en altitude, on peut toujours en être victime à chaque fois. Il faut être vigilant!
Le Mont Blanc de Cheilon sera pour une autre fois. Petite consolation, j'ai vu l'arête du col. Et ce n'est pas si difficile que ça! La prochaine fois sera la bonne!
C'est qu'en fin de semaine, Vincent et moi avions en tête de faire le Mont Blanc de Cheilon qui culmine à 3870m (et qui n'a rien à voir avec l'autre Mont Blanc!). Son ascension est accessible, quoique son arête me stressait un peu! Mais c'est un beau projet et cette course alpine est notre premier petit projet pour Vincent et moi. Vincent a fait beaucoup de montagne étant plus jeune, mais moi, j'en suis encore à mes débuts!
Nous partons donc le samedi matin d'Arolla, à près de 2000m. Sous une légère pluie automnale. Heureusement, en montant en altitude, la pluie se transforme en neige! Au dire de Vincent, je me retrouvais tout à coup dans mon élément! Nous nous dirigeons vers la cabane des Dix, située à 2900m. La montée n'est pas si facile. Je suis super fatiguée et mes jambes sont lourdes. Une accumulation de fatigue et de stress j'imagine. Après un bon deux heures de marche, nous arrivons aux échelles du Pas de Chèvres. Nous devons descendre un bon 40m par ces échelles! Rien de difficile, mais c'est quand même un peu vertigineux!
Mais la descente signifie aussi de remonter pour arriver à la cabane. Alors que je nous croyais presque arrivés, il nous restait encore une bonne heure de marche. Avec une belle montée finale. Nous arrivons enfin à la cabane des Dix. Le gardien et sa femme sont très heureux de nous voir. Et pour cause, Vincent a travaillé à cette cabane il y a quelques années (il y a dix ans en fait, mais faut pas le dire trop fort... ça ne nous rajeunit pas!). C'est donc avec un verre de rouge à la main que nous prenons l'apéro!
Nous nous levons très tôt le dimanche matin. Je n'ai pas beaucoup plus d'énergie, même si j'ai très bien dormi (nous avions un petit dortoir pour nous tout seul! petit avantage d'être un ancien employé!). Vincent essaie de m'encourager, mais je reste quand même stressée. Je ne le sens pas bien cette ascension là! Après quelques minutes de marche, mes jambes sont déjà lourdes. Je continue à avancer, mais c'est pénible. Et il y a mon mal de tête qui ne fait qu'empirer... Nous réussissons à nous rendre au col, à environ 3200m, mais là ça ne va plus du tout. Je commence à avoir mal au coeur. Nous décidons de redescendre. C'est la meilleure décision, mais elle est très difficile à prendre. Ce n'est pas agréable de devoir rebrousser chemin et d'empêcher l'autre de pouvoir arriver au sommet. Parce que c'est aussi ça la réalité de la montagne. On y va à deux, ou on n'y va pas du tout! Mais bon, c'était la meilleure décision à prendre. De retour à la cabane, j'ai dormi une bonne heure. À mon réveil, j'allais beaucoup mieux. Le gardien m'a confirmé que j'ai fort probablement eu le mal des montagnes. Peu importe si on est déjà monté en altitude, on peut toujours en être victime à chaque fois. Il faut être vigilant!
Le Mont Blanc de Cheilon sera pour une autre fois. Petite consolation, j'ai vu l'arête du col. Et ce n'est pas si difficile que ça! La prochaine fois sera la bonne!
dimanche 12 septembre 2010
Fin de semaine 100% Suisse!
J'ai eu de la grande visite la semaine dernière! Julie (une amie du PhD à Montréal) et son copain Jo sont venus passés quelques jours à Lausanne. Comme ça fait du bien de voir des amis débarqués! Et comme à chaque fois, le temps passe trop vite! Ils ont profité des premiers jours pour visiter quelques classiques suisses, soit le Château de Chillion, Gruyère, Bern, Fribourg et Lausanne et déguster les mets typiques, comme la fondue, les meringues double crème, les fromages, la viande séchée et bien sûr, le chocolat! Pour économiser un peu, on s'est fait des bonnes bouffes à chaque soir à l'appart, agrémenté de bons vins suisses! J'ai pris congé le vendredi en après-midi pour aller marcher avec eux le long du Lac Léman, question d'admirer les montagnes et les vignes du Lavaux.
Et ensuite, ce fût direction le Valais pour aller rejoindre mon chum (hé oui!)* à Vex, tout près de Sion. Vincent nous avait préparé un souper digne des grands restaurants avec un plat de la région et de la saison, la chasse! Nous avons eu droit à un steak de cerf, avec les accompagnements typiques, soit les châtaignes, les choux de Bruxelles, les pommes+confiture et la polenta, sans oublier une délicieuse sauce aux champignons (fait avec SES champignons!) et d'excellents vins valaisans. J'en ai encore l'eau à la bouche! Le samedi, Vincent nous avait préparé une journée 100% suisse: montagne, vin et raclette! Premier arrêt, Grimentz, un p'tit village typique suisse situé dans la vallée nommée Val d'Anniviers. Trop charmant ces p'tits chalets suisses (appelés raccards) brunis par le soleil et décorés de géranium rouge et roses. Avec bien sûr, une vue magnifique sur les montagnes!


Mais ce n'était rien à comparer de la vue à 2440m, au bout de la vallée. Nous étions face aux sommets enneigés des 4000m, avec tout au fond, le Cervin. Superbe! Ai-je besoin de vous dire que ça m'a donné tout plein d'idées de sommets à faire l'été prochain? Avec bien sûr le Cervin en tête de liste!




Après ce ressourcement dans les montagnes, nous sommes redescendus dans la vallée pour aller déguster du vin chez un encaveur, Nicolas Bagnoud. Cette fois, ce sont les vignes et les murets de pierre qui ont fait office de décors. Nous avons dégusté les 11 vins de sa production. Et honnêtement, ils étaient tous assez différents les uns des autres et pas mal bons! Après, il y a ceux que j'ai plus aimé! La Suisse ne fait presque pas d'exportation de son vin. Soit que la production n'est pas assez grande... ou que les Suisses en boivent trop! C'est pour ça qu'on ne le connaît pas au Québec, mais sérieusement, il y a plusieurs excellentes bouteilles qui valent la peine d'être dégustées! Le cépage que j'ai préféré est le Cornalin, parce qu'il ressemble un peu au Syrah! Mais le goût particulier de la Petite Arvine en fait un incontournable.



Nous avons terminé cette journée par une raclette, un des mets typiques de la Suisse et encore plus du Valais! Comme nous avions dîné à 14h30 et mangé du fromage et des viandes séchés à la dégustation, je ne peux pas dire que je mourrais de faim! Mais qu'importe, on ne passe pas à côté de la vraie raclette! Et la vraie raclette ne se sert pas sur un p'tit poêle avec plein de légumes et de viandes. Non, il s'agit de fromage raclé dans notre assiette à partir d'une demi-meule de fromage fondu en surface par la proximité d'une source de chaleur. Et s'est servi avec des pommes de terre (en robe des champs) et des petits oignons et cornichons dans le vinaigre. Mmiam, que c'est bon!





Malheureusement, Julie et Jo repartaient tôt le dimanche matin, direction la France! C'est toujours difficile de dire au revoir à ces proches. Mais bon, il ne reste que 3 semaines avant mon séjour au Qc!!!
* Si vous avez suivi les récits, vous ferez le lien avec Monsieur V rencontré à Orny et avec qui j'ai grimpé le miroir d'Argentine. Vous ne pouvez donc pas me reprocher de ne pas vous en avoir parlé! Et ce sera une autre bonne raison de venir me visiter en Suisse :)
Et ensuite, ce fût direction le Valais pour aller rejoindre mon chum (hé oui!)* à Vex, tout près de Sion. Vincent nous avait préparé un souper digne des grands restaurants avec un plat de la région et de la saison, la chasse! Nous avons eu droit à un steak de cerf, avec les accompagnements typiques, soit les châtaignes, les choux de Bruxelles, les pommes+confiture et la polenta, sans oublier une délicieuse sauce aux champignons (fait avec SES champignons!) et d'excellents vins valaisans. J'en ai encore l'eau à la bouche! Le samedi, Vincent nous avait préparé une journée 100% suisse: montagne, vin et raclette! Premier arrêt, Grimentz, un p'tit village typique suisse situé dans la vallée nommée Val d'Anniviers. Trop charmant ces p'tits chalets suisses (appelés raccards) brunis par le soleil et décorés de géranium rouge et roses. Avec bien sûr, une vue magnifique sur les montagnes!
Après ce ressourcement dans les montagnes, nous sommes redescendus dans la vallée pour aller déguster du vin chez un encaveur, Nicolas Bagnoud. Cette fois, ce sont les vignes et les murets de pierre qui ont fait office de décors. Nous avons dégusté les 11 vins de sa production. Et honnêtement, ils étaient tous assez différents les uns des autres et pas mal bons! Après, il y a ceux que j'ai plus aimé! La Suisse ne fait presque pas d'exportation de son vin. Soit que la production n'est pas assez grande... ou que les Suisses en boivent trop! C'est pour ça qu'on ne le connaît pas au Québec, mais sérieusement, il y a plusieurs excellentes bouteilles qui valent la peine d'être dégustées! Le cépage que j'ai préféré est le Cornalin, parce qu'il ressemble un peu au Syrah! Mais le goût particulier de la Petite Arvine en fait un incontournable.
Nous avons terminé cette journée par une raclette, un des mets typiques de la Suisse et encore plus du Valais! Comme nous avions dîné à 14h30 et mangé du fromage et des viandes séchés à la dégustation, je ne peux pas dire que je mourrais de faim! Mais qu'importe, on ne passe pas à côté de la vraie raclette! Et la vraie raclette ne se sert pas sur un p'tit poêle avec plein de légumes et de viandes. Non, il s'agit de fromage raclé dans notre assiette à partir d'une demi-meule de fromage fondu en surface par la proximité d'une source de chaleur. Et s'est servi avec des pommes de terre (en robe des champs) et des petits oignons et cornichons dans le vinaigre. Mmiam, que c'est bon!
Malheureusement, Julie et Jo repartaient tôt le dimanche matin, direction la France! C'est toujours difficile de dire au revoir à ces proches. Mais bon, il ne reste que 3 semaines avant mon séjour au Qc!!!
* Si vous avez suivi les récits, vous ferez le lien avec Monsieur V rencontré à Orny et avec qui j'ai grimpé le miroir d'Argentine. Vous ne pouvez donc pas me reprocher de ne pas vous en avoir parlé! Et ce sera une autre bonne raison de venir me visiter en Suisse :)
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