Vol au dessus des Alpes!

mardi 9 mars 2010

Premier semi à vie... à Paris!

J'étais dans le train dimanche soir, les jambes lourdes, les yeux mi-clos, mais le sourire aux lèvres. Je repensais à cette superbe fin de semaine qui se terminait. Je songeais aussi à la façon dont je vous ferais part de cette belle expérience. J'hésite toujours. J'ai pris un peu l'habitude d'écrire des récits. Mais cette fois ci, cette forme d'écriture ne correspond pas à ce que j'ai envie de partager avec vous. En fait, j'aurais voulu avoir une caméra avec moi lors de la course pour partager les images et les émotions qui me reviennent en tête. Je vais essayer de trouver les bons mots pour vous mettre dans l'ambiance.

Dimanche matin, 7h30. Le soleil réchauffe la chambre de AH à Paris. Il semble faire beau dehors. Allez up, il est tant de se lever. Le départ de la course est dans 2h30. On déjeune, on s'habille, on s'active. Il fait froid pour la saison, -2°C, et il y a un bon vent. Bref, une température que je connais. Je m'habille en conséquence. J'ai hâte de partir pour le site de la course, le Bois de Vincenne, un peu à l'est de Paris. J'ai hâte de me lancer dans cette course que je prépare depuis 2 mois. Je sais que mon cardio est bon, que mes jambes tiendront le coup, mais l'ampoule sur ma petite orteil fait toujours des siennes. Je suis préparée mentalement. Une ampoule, c'est pas la fin du monde. Ça fait mal, mais ça ne m'a jamais empêché de jouer au soccer. Alors, il n'est pas question qu'elle m'empêche de courir! On sort de l'ENS, direction le métro. Je suis fébrile.

Les premiers pas dans le métro laissent pressentir l'ampleur de l'événement. Plusieurs coureurs sont sur le bord du quai et attendent le métro avec nous. Au fur et à mesure que nous nous approchons du lieu du départ, le nombre de participants ne cessent de croître. Après tout, nous sommes 27 000 à s'être inscrits à cette course! Arrivée au bois de Vincenne, plusieurs sont en train de s'échauffer. Nous nous dépêchons à aller porter nos sacs aux vestiaires. C'est la confusion. Trop de gens qui essaient d'aller au même endroit. C'est la bousculade pour entrer aux vestiaires alors que plusieurs essaient de sortir par la même porte. Le temps de déposer les sacs, de passer aux toilettes, la course est déjà lancée! Ce n'est pas grave. Notre vague, la dernière, part vers 10h20. Nous arrivons à la ligne de départ juste à temps! Enfin, c'est le début de la course! J'ai le sourire aux lèvres! Je sais que je vais la finir cette course, alors il ne me reste qu'à profiter de cette belle expérience! Je me sens privilégiée de pouvoir faire partie de cet événement!

Voici une photo du départ. Maintenant, imaginez le feeling d'en faire partie!

Dès le départ, l'ambiance est à la fête. Je suis dans la vague la plus lente, alors les gens courent pour le plaisir. Chacun à son propre défi, mais tous ont le même objectif: terminer le 21K. Plusieurs affichent leur couleur: les uns courent pour la leucémie, d'autres pour le cancer. Je me faufile à travers les gens afin d'essayer de garder mon rythme. Les meneurs d'allure me donne un point de repère. Je trouve ma cadence, je me sens bien. Les premiers 5 km passent s'en que je m'en aperçoive. Je prends un peu d'eau et quelques morceaux d'orange pour garder mes énergies. Je me sens bien, je me sens portée par cette foule et cette ambiance. Mais voilà, au 6e km, ma petite orteil se fait sentir. Assez intensément d'ailleurs. Petit moment de découragement. Je ne veux pas que ce beau rêve s'achève. Je me concentre sur ma foulée pour ne pas compenser pour la douleur et ainsi me blesser plus sérieusement. J'atteins les 10 km sans trop de mal. J'ai la moitié de fait, et la douleur s'est stabilisée. C'est bon, je vais y arriver. Je peux maintenant profiter pleinement de l'ambiance de la course.


Si j'avais eu une caméra, voici les images que vous auriez pu voir. Des milliers de personnes qui courent, de tous les âges, de toutes les couleurs. Des milliers de gens, petits et grands, qui encouragent tout le long du parcours. Des joueurs de tambour qui marquent le rythme des pas des coureurs. Des bénévoles qui nous offrent de l'eau, des morceaux de fruits et des encouragements tous les 5 km. Le magnifique décor que nous offre la ville de Paris: l'hôtel de ville, la cathédrale Notre-Dame et la Seine. Et une petite Clo qui ne sait pas où donner de la tête, mais qui garde son rythme et qui franchit les km, les uns après les autres!

Il ne reste que quelques km à la course. Mon orteil se fait toujours sentir, les jambes sont lourdes, mais le cardio tient le coup. Je réussis à garder un bon rythme. Mon objectif secret est à ma portée. Courir les 21 km en 2h. J'accélère un peu le rythme et j'enchaîne les derniers km. La ligne d'arrivée est à l'horizon. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Mais tout à coup... STOP! Un méga bouchon de coureur m'empêche de traverser la ligne d'arrivée à la course! Zut! Quelle déception! Il ne restait que 50m! Je regarde ma montre. 2h03, mais je l'ai partie un peu à l'avance. Je ne saurai jamais si j'ai réussi à terminer avant les 2h. Mais je ne crois pas. Je pense plutôt que j'ai fait... disons 2h02!

10 min plus tard, je passe l'arrivée coude à coude, à pas de tortue. Les organisateurs n'ont pas prévu une zone d'arrivée assez grande pour le flux de coureurs. C'est qu'on doit remettre notre puce chronomètre fixée à notre chaussure, avant de récupérer notre médaille, une bouteille d'eau et une banane. Je bifurque à droite pour échapper à la foule et je vais rejoindre AH au vestiaire. On se retrouve, le sourire aux lèvres. Mission accomplie. Nous avons toutes deux réussi notre objectif inavoué. Nous repartons la tête remplie de beaux souvenirs.



Le semi de Paris restera longtemps gravé dans ma mémoire. C'est mon premier, mais pas mon dernier! Aux souvenirs de la course, s'ajoutent ceux de la fin de semaine. J'ai beaucoup aimé la visite du Musée D'Orsay et des catacombes. Mais, les moments partagés avec AH et ceux avec Isabelle viennent en tête de liste.

2 commentaires:

  1. Salut,
    Tu as tellement bien décrit ton expérience que j'en pleur d'émotions... merci de partager avec nous un si beau moment... j'ai hâte de pouvoir moi aussi écrire ma course sur mon blog.Je ne te le dirai jamais assez... BRAVO!!

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  2. Allo ma cousine!
    Wow, je viens enfin de prendre le temps de lire cette sublime description de cette sublime expérience! Que tu transmets bien l'émotion vécue! Ça donne le goût de pousser pour qu'un jour moi aussi j'en sois capable... Merci de partager tout ça avec nous, et je lis tjours ton blog avec autant de plaisir! Et merci d'être une si belle source de motivation!
    xxx

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